Industrie du futur, prêts, partez !

Les acteurs de l’industrie française ont décidé de s’unir pour redorer le blason de notre industrie, et par la même occasion leur compétitivité. L’industrie française a certes subi une perte d’attractivité sur les 15 dernières années, mais celle-ci regagne d’ores-et-déjà en compétitivité grâce à une capacité forte et reconnue à innover, à repenser les modèles entrepreneuriaux et industriels à l’ère du numérique.

L’Institut Montaigne a, en partenariat avec le Boston Consulting Group, travaillé avec les régions, les universités, les grands groupes industriels et les PME et ETI afin de mieux comprendre ce qu’est l’industrie du futur et surtout le rôle que celle-ci pourrait jouer dans la re-dynamisation de l’industrie française. De cette collaboration est né, en septembre 2018, le rapport “Industrie du futur, prêts, partez !” contenant, au-delà d’un état des lieux très complet sur le statut actuel de l’industrie en France, une proposition forte destinée aux PME et ETI françaises..

Le rapport de l’Institut Montaigne a dressé l’état des lieux de notre industrie, et le bilan est plutôt mitigé. Si on se concentre sur sa part dans notre PIB, le secteur industriel semble être en peine (- 20% en 15 ans). En 2016, l’industrie manufacturière représentait seulement 10,2% du PIB français contre 14,4% à l’échelle européenne. Cependant, l’industrie française est loin d’avoir livré son dernier mot et peut d’appuyer sur des atouts majeurs à l’international. La capacité des entreprises françaises à développer des expériences et à innover durablement dans le cadre de l’Industrie du Futur est un argument majeur, quelle que soit la taille des entreprises concernées. La France est établie comme une des nations les plus innovantes dans l’industrie à l’ère du numérique dans, ère que nous qualifions chez Dassault Systèmes de véritable Renaissance de l’Industrie.

Pour mettre en valeur cela, le rapport de l’Institut Montaigne propose trois axes de développement : l’innovation, l’accompagnement et la formation.

Le premier axe, celui de l’innovation, explique en quoi il sera déterminant que la technologie soit impérativement liée à la façon dont l’Homme travaille. C’est-à-dire prendre en compte les différents facteurs qui déterminent la productivité d’un travailleur et développer une solution lui permettant d’être plus rapide, plus fiable et plus épanoui dans son spectre de missions. De nouvelles possibilités s’ouvrent pour le technicien, l’opérateur, l’ingénieur – et désormais également le médecin et le citoyen – leur permettant de réaliser des services ou d’inventer des produits qui étaient jusque alors inaccessibles. L’innovation doit donc permettre de réinventer l’industrie de demain, y compris dans les usines, tout en gardant l’humain au centre de son développement.

Le second axe, celui de l’accompagnement, consiste en un partage d’expérience et de savoir-faire autour de la transformation numérique. Et pour ce faire, l’Institut Montaigne propose un déploiement massif de consultants au plus près des PME à travers toute la France.

Le troisième et dernier axe concerne la formation. Cette formation est déployée par chacun et ne doit pas venir du management des entreprises. Chaque personne immergée dans le secteur industriel doit saisir les enjeux de l’Industrie du Futur. C’est en comprenant ce contexte que les acteurs d’aujourd’hui et de demain seront à même de le maîtriser et d’en tirer parti.

Pour poser les bases de ce renouveau de l’industrie, l’Institut Montaigne propose de mettre en place des centres d’accélération de l’Industrie du Futur. Mais qu’est-ce donc ?

Un centre d’accélération de l’industrie a pour but de rassembler l’écosystème d’innovation française en un seul et même lieu afin de répondre efficacement aux enjeux d’innovation, d’accompagnement et de formation. Chaque région de France verra apparaître un de ces centres sur son territoire, donnant un accès privilégié et de proximité à ce qu’est concrètement l’entreprise du futur.  Les PME et ETI se verront offrir une solution intégrée pour entamer leur transformation numérique et parfaire leur positionnement en tant qu’acteur majeur de l’Industrie du Futur.

Bien entendu, le but de ces centres d’accélération n’est pas de faire abstraction des dispositifs et processus déjà existants, mais plutôt d’intégrer les nouvelles technologies aux équipements et systèmes d’information déjà en place. Ces évolutions doivent faire partie d’un plan stratégique adapté et non être perçues comme de simples améliorations technologiques.

À terme, ces centres d’accélérations entendent bien remettre l’humain au cœur de l’Industrie du Futur et ainsi accroître la polyvalence et l’autonomie des équipes au sein des entreprises impliquées. Ils seront sources de progrès sociaux en impactant la qualité de vie au travail et l’efficacité énergétique, tout en développant la compétitivité des entreprises.

 

 

Le rapport de l’Institut Montaigne est disponible dans son intégralité ici.

Vous pouvez également effectuer l’auto-diagnostic de maturité numérique de votre entreprise à cette adresse.

Sébastien Massart

Sébastien Massart, diplômé de l’École Normale Supérieure et de l’École Polytechnique, a exercé pendant des nombreuses années au sein de différents ministères du gouvernement français avant de devenir le Conseiller Industriel du Président de la République en 2016. Fort de son expérience, Sébastien est désormais à la tête de la stratégie de Dassault Systèmes depuis août 2017.

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