Série Biomimétisme 

Récemment diplômé d’un master de mode et de design, Stefanie Nieuwenhuyse, a repris le concept de biomimétisme dans son travail. Inspirée par les écailles des serpents, Stefanie a utilisé des chutes de contreplaqué pour reproduire la texture de la peau des reptiles.

scales5

Des superpositions de bois comme des écailles

Après avoir repéré des copeaux de bois en forme de d’écailles sur ​​un sol d’un atelier de  l’Université Kingston de Londres- restes sans doute, du travail de quelques étudiants en architecture, Stefanie Nieuwenhuys s’est souvenue d’un sac en peau de serpent acheté d’occasion. Apres les avoir récupéré, l’élève en cursus de design et de mode, s’est mise au travail, superposant les les chutes de bois sur du tissus, comme des écailles reptiliennes.

scales4

Pour éviter le gaspillage, Stefanie Nieuwenhuys a recyclé des chutes de bois, pour créer une ligne de vêtements.

L’idée Eco-Responsable de S.Nieuwenhuys a servi de base pour son projet de fin d’étude. Le résultat final est une collection de corsets, robes longues de soirée , pantalons, et tours de cou qui marient les techniques modernes de découpes laser et la délicate  maîtrise de la couture traditionnelle. Les pièces, d’une beauté à couper le souffle, témoignent de l’accomplissement de son travail et de son exigence dans les finitions.

scales7

Privilégiant les matériaux recyclés, Nieuwenhuys a travaillé avec la société de bio- déchets InCrops Enterprise Hub à Norwich, pour obtenir des morceaux de contreplaqué jetés, avec lesquels elle a perfectionné des formes optimisées pour générer le moins de déchets possible. Incrustées sur du coton biologique écru, et marron clairs les pièces de la collection  » écailles «  devient, comme le dit sa créatrice « un simulacre de la nature, qui ne vient pas en écarter les harmonies qui lui sont inhérentes»

scales2

scales3

scales6

scales8

 

Cet article est également disponible en : Anglais

Comments

  1. Super concept d’utilisation de matière recyclée combiné à une étude du monde qui nous entoure. A quand des sacs de luxe en écaille dévelopement durable ? Merci pour ce bel article.

    Répondre
  2. Cela fait vraiment penser au pangolin ou au tatou plus qu’au serpent, délié et légèreté en plus. Ou bien à une extrapolation dénaturée d’une armure antique (biomimétisme également).
    C’est un vrai bonheur à regarder, même si je suis sceptique pour le confort.
    L’articulation « reptilienne » de ces plaques de bois séduit par la remise en cause de l’image mentale que l’on se fait du bois et de ses propriétés.
    Prochaine étape sans tissu support et avec des écailles de bois interassemblées ? Et à quand l’imprimante 3D qui le permettra à partir d’une base de bois, comme le fait déjà hotpopfactory (post du 19 septembre dernier)?

    Répondre

Ecrire un commentaire

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>