Aujourd’hui, 5 Juillet 2016 à 16 heures, Julien Fournié présentera sa nouvelle collection Couture pour la saison Automne-Hiver 2016 sur le podium de l’Oratoire du Louvre à l’occasion de la Semaine de la Mode Haute Couture de Paris. Cette collection baptisée Première Lumière est une évocation imaginaire et un écho contemporain au surnom de Paris, Ville des Lumières, « comme une perspective éclairée concernant la seule valeur qui pourrait transcender l’espace-temps : l’amour. »

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Les inspirations de Première Lumière

Le compte à rebours est lancé. La planète terre fait partie de l’univers fini et s’éteindra bientôt. Julien Fournié explore les galaxies et l ‘astrophysique pour y dénicher un chemin d’espoir, éloigné de tout cynisme. « Première Lumière » est le titre de la collection automne-hiver 2016-2017 du couturier français, comme un écho contemporain au surnom de Paris, Ville des Lumières, comme une perspective éclairée concernant la seule valeur qui pourrait transcender l’espace-temps : l’amour.

Dans notre espace tridimensionnel où l’égoïsme des êtres humains fait rage, on se barde de noirceur, de carapaces et de sang sous une voute céleste pourtant infiniment fascinante. La rigueur architecturée des manteaux est contrebalancée par la féminité de bijoux fondus évoquant les signes des temps. Le couturier appelle au fil de son défilé à une fondamentalisation de l’élégance et, de manière de plus en plus essentialisée, met le corps en lumière grâce à une déclinaison des techniques du « contouring ».

Parures et broderies jouent un rôle essentiel dans cette démarche : d’abord scintillantes sur un nouveau broché exclusif pour évoquer les chatoiements des nébuleuses, ensuite tamisées par un voile évoquant la « matière noire », elles deviennent stalactites de cristal grenat dans une mise en gravitation de formes organiques. Elles finissent par jouer la carte de la discrétion sur des camaïeux de « nude » pour accentuer le morphing des corps.

Les matières sont nobles :
– En triple organza de soie ou en organdi de coton, voire en cuir affiné à l’extrême, les chemisiers intègrent les soufflets des uniformes de l’espace et s’incrustent de manchettes autour de poignets volantés ou de flèches dans les cols asymétriques.
– En dentelle Sophie Hallette aux motifs ésotériques ou dans les brocarts exclusifs réalisés en collaboration avec la maison Sfate & Combier, les femmes osent incruster leur jupe longue ou la doublure de leur manteau de mohair.
– En mousseline, georgette ou jersey de soie, les coupes sont soulignées d’assemblages anatomiques.

Tout appelle ici à rechercher une quatrième dimension. Julien Fournié, co-fondateur du FashionLab de Dassault Systèmes, appelle au développement de la recherche d’outils du futur sans berner à propos de nouveaux gadgets technologiques :

« La Haute Couture doit continuer d’être à la mode ce que la physique quantique est à l’astronomie » dit-il.
« C’est à dire permettre l’entrée dans une autre dimension grâce à une révolution conceptuelle.

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