Non, vous n’aurez pas… notre liberté de scanner !

Lancé le 31 août 2005, le nouveau moteur de recherche Google Book Search indexe les pages de milliers d’ouvrages .

Un vrai casse-tête juridique… Google scanne et mémorise les livres libres de droit mais aussi ceux sous copyright, tantôt avec l’accord des éditeurs, tantôt sans. Dans ce dernier cas, Google fournit une fiche sur le livre et l’extrait comprenant les mots-clés recherchés, au nom de « la liberté de citation ».

google book search screenshot

Evidemment, ce projet est décrié dès ses premiers balbutiements : certains éditeurs avancent que les moteurs de recherche n’ont pas le droit de créer en propriétaire la version électronique de leurs livres ou des bibliothèques mondiales, d’autres accusent les moteurs de privilégier des ouvrages en anglais.

Afin de contrer certains moteurs de recherche, certains professionnels du monde de l’édition se sont réunis pour créer en octobre 2005 l’Open Content Alliance (OCA). L’OCA, organisation à but non lucratif qui réunit des dizaines de partenaires – universités, fondations, groupes informatiques – crée un « pot commun », libre d’accès, de tous les livres numérisés par chaque membre, avec possibilité de télécharger ou d’imprimer. Pour l’instant, elle propose 35.000 ouvrages, incluant ceux de précurseurs comme le projet Gutenberg.

Interrogé par France 24, François Bourdoncle, Co-Fondateur d’Exalead, nous livre sa vision de cette macro-guerre Moteurs de recherche contre Editeurs : Lancer la vidéo

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